Dakar, à la plage

16.10.2008 | Dakar, à la plage

 

Tu poses la main

Sur ce qui n’a pour corps

Que celui que tu lui donnes.

 

Et ce n’est pas la main

Qui intervient,

 

C’est un regard donné

Par tout un intérieur.

 

C’est une préhension

Faite par le regard

Qui est en toi.

 

Tu tiens peut-être

Quelque chose de toi.

 

Où me pousses-tu?

Où veux-tu que j’aille?

Mais, d’abord,

Qui es-tu,

Sinon moi,

Un de mes moi?

 

 

(Poème de E. Guillevic)

 

 

07:34 Publié dans Senegal | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

combien je l'aime ce petit ... c'est fou comme je me rend compte comme certaines de tes photos sont inscrites en moi ... plus les mots de Guillevic évidemment !

Ecrit par : lili | 17.10.2008

magnifique... Quelle poésie

Ecrit par : Mona | 17.10.2008

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